Vous en tant que professionnel et Covid-19

Les derniers mois ont probablement été une période étrange, effrayante et incertaine pour vous en tant que professionnel travaillant avec des enfants et des adolescents. Probablement est-ce encore le cas maintenant.
Quel que soit votre travail auprès des enfants et des adolescents, vous faites face à des dilemmes entre vos émotions et insécurités personnelles et votre engagement professionnel envers les enfants et les adolescents en raison de:

Changements rapides, peu ou pas clairs ou même l’absence de directives.
Difficultés de trouver et de fournir des informations appropriées.
Questions d’enfants et de parents auxquelles vous ne pouvez peut-être pas répondre.
Un équilibre difficile entre votre vie professionnelle et familiale avec des devoirs d’accompagnement de vos propres enfants, des insécurités financières, des préoccupations propres ou celles des autres membres de votre famille, la rareté des possibilités pour se ressourcer, les incertitudes sur l’avenir, et tellement plus.

Des dilemmes et des émotions que de nombreux professionnels reconnaissent, mais qui sont aussi uniques pour votre situation personnelle.

Nos buts

Informer

La plateforme de connaissance JOY souhaite vous informer en tant que professionnel des enfants et des adolescents sur la connaissance scientifique de la Covid-19 chez les enfants et les adolescents. Pourquoi tombent-ils moins malades? Pourquoi sont-ils moins contagieux? Pourquoi la différence entre les enfants de moins et de plus de 12 ans? Pourquoi des directives différentes dans différents secteurs tels que l’accueil des enfants et l’éducation?

Ces connaissances scientifiques vous permettent en tant que professionnel de mieux comprendre le «pourquoi» de certaines décisions et mesures parfois différentes chez les enfants par rapport aux adultes.

Comprendre ce «pourquoi» est une première étape importante pour réduire l’anxiété et les insécurités. La peur n’est pas toujours délétère, mais elle ne doit pas guider et faire souffrir. De plus, les enfants sont des éponges et ils peuvent rapidement ressentir des sentiments tels que la peur qui peut être partagée avec les parents et les personnes de leur entourage sans vraiment comprendre ce qui les effraie.

Responsabilisation

En vous informant correctement en tant que professionnel du «pourquoi», vous obtiendrez des outils et des repères pour répondre aux questions et préoccupations que vous rencontrez au travail avec des enfants et des adolescents. En tant que professionnel, l’information correcte vous donne plus de soutien et de force à travers la compréhension et le contrôle des émotions et des incertitudes.

Équilibre

Avec ces informations et outils, vous serez plus équipés en tant que professionnel en ces temps difficiles et avec les enfants et les adultes dont vous vous occupez, vous pourrez trouver un meilleur équilibre entre; d’une part les incertitudes persistantes et les risques présents (qui varient selon les individus) et d’autre part votre engagement en tant que professionnel pour le développement et le bien-être maximal des enfants et des adolescents. 

Questions

De nombreuses études ont montré que les enfants en âge de fréquenter l’enseignement primaire ne sont pas le moteur de la crise de la Covid-19. Ils sont moins sujets aux infections et s’ils sont infectés, ils sont moins gravement malade. Les études disponibles sur les adolescents, soit les jeunes en âge de fréquenter l’enseignement secondaire, convergent dans ce sens même si ces données doivent encore être consolidées. Que ce soit pour les enfants ou les adolescents, ces études montrent qu’ils sont moins souvent malades et s’ils sont atteints par la Covid, ils sont moins gravement atteints. Dans les deux cas, le bien-être psychosocial des enfants et des adolescents doit être pris en compte et une connaissance scientifique aussi bien sur l’impact des enfants dans cette crise que sur leur bien-être est nécessaire afin de limiter au maximum l’effet négatif de la crise sur leur développement.

Quelles sont les sources de ces réponses? 

Les réponses et informations proviennent des experts de la Pediatric COVID-19 Task Force et sont basées sur les études et connaissances scientifiques actuelles, les concertations avec d’autres experts et les directives officielles établies par Sciensano. Ces informations se veulent aussi complètes, actuelles et précises que possible. Leur contenu est de nature générale et elles ne sont pas censées s’appliquer à des cas particuliers. Bien que ces informations aient été formulées avec le plus grand soin, la Task Force ne doit pas être tenue responsable de leur exhaustivité, pertinence ou actualité. Ces infirmations seront mises à jour régulièrement tout au long de l’évolution de la pandémie (dernière mise à jour septembre 2020)

1. Covid-19 vs. d’autres virus respiratoires
1.1 Quels sont les points communs et les différences entre le COVID-19 et les autres virus respiratoires (I)?

Les virus du rhum, de la grippe et du COVID-19 se manifestent par les mêmes symptômes mais appartiennent à des familles virales différentes. Ainsi, ces virus ne se transmettent pas de la même manière: les jeunes enfants transmettent beaucoup moins le virus du corona que celui de la grippe par exemple. De même, le virus du corona provoque souvent des réactions plus lentes (incubation plus longue) mais plus virulentes dans le corps. Notons toutefois que l’on peut aussi tomber gravement malade en raison d’une grippe. Il est dès lors compréhensible que les personnes les plus malades soupçonnent tous ces virus: il s’agit souvent de personnes âgées ou de personnes atteintes de maladies chroniques ou de graves problèmes de comorbidité.

Bien que les symptômes, certainement au premier stade de la maladie, puissent être identiques, ces virus présentent de nombreuses différences comme le montre le tableau suivant. Les symptômes du COVID-19 apparaissent souvent dans le même ordre: le malade présente d’abord de la fièvre, de la toux puis des douleurs musculaires. Ensuite, peuvent survenir des douleurs abdominales comme des nausées et des diarrhées. 

 

Coronavirus

Grippe

Rhume

Fièvre

fréquent

fréquent

rare

Toux

fréquent

fréquent

occasionnel

Nez qui coule

rare

occasionnel

fréquent

Mal de gorge

occasionnel

occasionnel

fréquent

Éternuements

rare

rare

fréquent

Perte du goût/de l’odorat

occasionnel à fréquent

rare

rare

Fatigue

occasionnel

fréquent

occasionnel

Diarrhée

occasionnel (affecte plus les enfants)

rare

occasionnel

Essoufflement

occasionnel

rare

non

 

2. Enfants, adolescents et Covid-19
2.1 A quelle fréquence les enfants sont-ils infectés?

En général, les enfants de moins de 12 ans risquent moins d’attraper le virus : ce risque diminue avec l’âge, et est au plus bas pour les enfants en maternelle. L’ensemble du groupe des enfants de 1 à 18 ans ne représentent pas 5% de tous les cas de COVID-19 rapportés dans le monde. Ceci s’observe aussi en Belgique : les enfants représentent 20% de la population, 10% des tests concernent les enfants et seulement 3% du total des cas de COVID-19 sont des enfants de moins de 18 ans. Ces faibles pourcentages sont aussi liés à la période de confinement durant laquelle les contacts des enfants ont été réduits au minimum.

2.2 A quel point les enfants sont-ils malades d’une infection par COVID-19?

Il est rare que les enfants soient gravement malades et beaucoup (15 à 20%) ne présentent aucun symptôme malgré un test positif. Les symptômes du COVID-19 chez les enfants sont proches de ceux des rhumes et des grippes (voir question 1).

Une très faible proportion des enfants touchés par le COVID-19 développe ensuite une forme de maladie grave appelée Syndrôme inflammatoire multisystémique (PIMS-TS désigné par « maladie de Kawasaki » dans la presse). La plupart de ces enfants ont eu le COVID-19 sans présenter, sinon peu, de symptômes, mais pour des raisons non identifiées, ils développent quelques semaines plus tard un tableau clinique caractérisé par une inflammation de plusieurs organes dont le cœur. Les enfants atteints du PIMS-TS souffrent de fortes fièvres persistantes, se plaignent souvent de maux de ventre, présentent des yeux et une peau rouges et une faible pression artérielle. Cette maladie est grave mais peut être soignée efficacement si elle est rapidement identifiée 

 

2.3 Pourquoi les enfants semblent-ils moins sensibles au virus?

Il reste surprenant que les jeunes enfants pourtant souvent sensibles aux infections respiratoires, souffrent moins du COVID-19 que les adultes. Les raisons ne sont toujours pas connues mais différentes hypothèses circulent.

Cela peut être dû à une réponse immunitaire innée encore très efficace aux virus, à une protection croisée possible due à une infection antérieure avec d’autres coronavirus, ou à une présence moindre de récepteurs ACE2 (qui permettent au virus de s’introduire dans la cellule). De plus, les poumons des enfants sont encore sains et les enfants souffrent de moins de problèmes de comorbidité comme le diabète ou les déficiences cardiaques (qui aggravent le développement de la maladie chez les adultes).

2.4 Combien d’enfants sont pris en charge pour COVID-19?

Les données belges indiquent que seulement 1,6% des patients hospitalisés pour COVID-19 étaient des enfants (alors qu’ils représentent 20% de la population). Parmi ces enfants, 3% (7 enfants) ont été admis aux soins intensifs et souvent ces enfants souffraient de comorbidités graves. Les enfants de moins de 4 ans et en particulier ceux de moins d’1 an sont ceux qui avaient le plus de risques d’être hospitalisés. Globalement, ces enfants n’ont séjourné à la l’hôpital que brièvement, soit moins de 4 jours pour la moitié, et 6 jours en moyenne pour les enfants aux soins intensifs. 

2.5 Les enfants peuvent-ils décéder du COVID-19?

Il est très exceptionnel qu’un enfant décède des suites d’une infection par COVID-19. En Europe, 6 décès d’enfants ont été signalés jusqu’à la fin du mois de juillet. Cela représente 0,03 % de tous les enfants atteints de COVID-19. En comparaison, selon les mêmes données européennes, 5,8 % des adultes sont décédés des suites du COVID-19, tandis que le groupe des 90 ans et plus affichait le taux de décès le plus élevé (36 %). 

3. Mesures de prévention
3.1 Propagation du COVID-19 parmi les enfants et les jeunes et importances des mesures de prévention

Pour les enfants de moins de 12 ans, les risques de transmission du virus à l’école par des enfants contaminés ne sont pas élevés : ces risques augmentent dans l’enseignement secondaire mais semblent toutefois plus faibles que les risques d’être contaminé à l’école par un collègue adulte. Les raisons de ce phénomène ne sont pas évidentes. Des hypothèses existent mais sans preuves. Ces différences sont si importantes que les mesures prises pour l’enseignement secondaire et l’enseignement fondamental diffèrent elles-mêmes.

Si les enfants risquent moins d’attraper le COVID-19, leurs risques ne sont pas pour autant inexistants. Tous les risques ne disparaissent pas non plus après avoir écarté tous les malades des écoles, enfants et adultes confondus. Les personnes asymptomatiques peuvent aussi transmettre le virus, et cela vaut aussi pour les enfants. Le virus se propage surtout lorsqu’il y a contact entre personnes, tant à travers les projections de gouttelettes et aérosols (toux, éternuement, cris,…) que par contact direct entre une main infectée et la bouche, le nez ou les yeux.

A ce jour, il n’existe encore pas de vaccin fiable et/ou efficace. Même si de temps à autre, des informations optimistes circulent à ce sujet, il n’est pas encore prouvé qu’une inoculation préalable du virus protège suffisamment et à vie contre une nouvelle infection. Nous devons donc recourir à des mesures préventives pour éviter la propagation du COVID-19. Il peut s’agir de gestes simples accessibles à tout un chacun (voir question 3.4), mais aussi de mesures prises par la société/les écoles. Bien entendu, le nombre de cas qui circulent dans la société est déterminant : moins le virus circule, moins les élèves ou l’équipe enseignante risquent d’introduire le virus à l’école. D’où l’utilité des fameux codes de couleur et des mesures correspondantes. Le nombre de mesures prises est proportionnel au nombre de cas déclarés : il se peut qu’il faille par exemple limiter le nombre de jours à l’école dans l’enseignement secondaire et organiser à nouveau de manière efficace l’enseignement à domicile, ou combiner l’enseignement à distance et l’enseignement à l’école. 

4. Groupes à risque
4.1 Enfants

Souvent, les enfants gravement touchés par le COVID-19 souffraient aussi de comorbidités mais cela NE signifie PAS pour autant que les enfants concernés par ces problèmes médicaux sous-jacents ne peuvent pas aller à l’école. L’objectif est et reste d’offrir la possibilité de l’enseignement à l’école à un maximum d’enfants: en effet, il faut comparer les risques de santé potentiels aux conséquences négatives du confinement à domicile qui affecte en particulier les enfants prédisposés au retard scolaire. En général, on peut considérer que les enfants qui pouvaient aller à l’école lors d’une épidémie de grippe peuvent aussi s’y rendre durant une épidémie de COVID-19.

La COVID-19 Belgian Pediatric Task Force a publié la liste suivante (cliquez ici) qui permet aux médecins de déterminer quels enfants peuvent aller à l’école ou aux activités, en tout sécurité. Cette liste est régulièrement mise à jour. 

Les enfants/jeunes atteints de maladies graves souvent chroniques sont exposés à des risques psychologiques tels que la dépression et l’anxiété, et à des risques de retard de développement consécutifs à l’impossibilité ou à la possibilité réduite de vivre des phases de développement cruciales. Aller à l’école et participer à des activités est encore plus important pour ces enfants. Par ailleurs, il importe que les enfants souffrant de maladies chroniques soient vaccinés contre la grippe saisonnière.

4.2 Adultes

La pandémie continue à évoluer mais on peut distinguer de plus en plus clairement les adultes qui risquent davantage d’être gravement infectés par le COVID-19 que d’en décéder. Bien entendu, il s’agit de statistiques et il y a toujours des exceptions car des personnes auparavant en excellente santé peuvent attraper la maladie.

Ces groupes à risque correspondent d’ailleurs plus ou moins aux groupes de patients qui présentent généralement un risque accru d’infections graves (p. ex. patients atteints d’un cancer, patients sous immunodépresseurs ou personnes âgées vulnérables) (voir https://covid-19.sciensano.be/sites/default/files/Covid19/COVID-19_measures-for-high-risk-groups_FR.pdf)

4.3 Femmes enceintes

Les femmes enceintes peuvent donner cours excepté avis contraire de leur médecin traitant en raison de leur passé médical particulier Si l’on compare la population des femmes enceintes au reste de la population des femmes qui ne le sont pas, il n’y a apparemment pas de différences ni au niveau des symptômes, ni au niveau de la gravité de la maladie, jusqu’à la 28e semaine de la grossesse. Ce n’est qu’à partir de ce moment qu’une infection due au COVID-19 peut être plus grave, en partie en raison d’une plus grande pression dans l’abdomen comprimant davantage les poumons et le cœur, et en partie en raison de changement dans l’immunité des femmes enceintes. Ce risque accru est valable pour toutes les infections. C’est pourquoi, il est recommandé d’être plus attentif à porter le masque et à limiter les contacts pendant la grossesse.  

Les risques pour l’enfant à naître ne sont pas non plus élevés, les infections intra-utérines semblent rares et apparemment, le virus n’augmente pas le risque de fausse couche ou de malformation congénitale. Bien entendu, ces données ne sont pas complètes vu que les mères tombées enceintes pendant la crise sanitaire accouchent seulement maintenant. Les risques d’accouchements prématurés dus à la fièvre (pouvant induire des contractions) existent mais ils ne sont pas plus élevés que pour toute autre maladie caractérisée par une fièvre.

Mis à part l’infection intra-utérine, le nouveau-né peut être infecté pendant ou peu après la naissance, avec un risque accru d’hospitalisation lié au jeune âge. L’allaitement est permis même si la mère est (potentiellement) infectée par le COVID-19. Il lui est donc fortement recommandé de porter un masque ou de demander à quelqu’un d’autre de donner un biberon de lait maternel au bébé

 

4.4 Que puis-je faire, moi et mon entourage, pour minimiser le risque ?

Les autorités ont donné toute une série de consignes aux écoles pour qu’elles sachent quelles mesures prendre en dehors des codes de couleur. Ici aussi, chacun doit prendre ses responsabilités. Comme indiqué précédemment, notre comportement social détermine les risques de propagation du virus au sein de la population. Nous sommes tous responsables de la propagation des maladies infectieuses et donc de l’épidémie de COVID-19.  

La liste suivante reprend quelques points importants dont la plupart se trouvent sur https://11millionsderaisons.be/fr:

  • Porter un masque : un sujet à part est consacré aux raisons qui déterminent la nécessité de porter un masque, dans quelles circonstances et à partir de quel âge (voir lien)
  • Limiter les contacts : en gardant ses distances (1,5 m) et en limitant le nombre de contacts (bulles)
  • Se laver régulièrement les mains au savon, puis les désinfecter avec du gel hydro-alcoolique pendant 20 à 30 secondes au moins. Utiliser des serviettes en papier jetables dans les endroits fort fréquentés
  • Si possible, éviter de toucher son visage (nez, bouche, yeux) avec ses mains
  • Eternuer ou tousser dans son coude (ou éventuellement dans un mouchoir en papier à jeter immédiatement après souillure des mains)
  • Enseigner dans de grands espaces ouverts, si possible à l’extérieur
  • Aérer fréquemment les classes, ouvrir les fenêtres plus souvent et au besoin enfiler un pull supplémentaire pendant les mois d’hiver. Sur ce site, vous trouverez des informations du ministère de l’éducation de la communauté française concernant l’aération des classes
  • En cas de symptômes, rester à la maison et prendre contact avec le médecin
  • Eviter de chanter ou de crier fort en groupe. Si chanter est nécessaire, le faire avec un masque et à l’extérieur si possible
  • Ne pas partager des boissons ou de la nourriture avec les autres
  • Désinfecter régulièrement les objets utilisés par plusieurs personnes comme les clenches des portes, les bureaux ou les poignées du tableau
  • Tirer la chasse des toilettes après avoir rabattu le couvercle de la cuvette
  • Si possible, pratiquer la gymnastique ou le sport à l’extérieur. Si les conditions météorologiques ne le permettent pas, chercher des alternatives dans la bulle, éviter les sports de contact
  • Il n’est pas superflu de penser pour la énième fois à vivre en bonne santé. Éviter de fumer, faire suffisamment d’exercice, manger sainement, dormir et se reposer suffisamment,…
4.5 Que se passe-t-il si j’appartiens à un groupe à risque?

Les adultes à risque qui peuvent se rendre au travail après autorisation de leur médecin traitant, devraient suivre toutes ces mesures autant que faire se peut. Souvenons-nous qu’une bonne hygiène des mains, le respect des distances de sécurité et le port du masque réduisent significativement le risque d’infection par COVID-19.

Généralement, il est prouvé que ce risque augmente si le nombre de contacts augmente, si la distance de sécurité diminue et si les interactions avec d’autres personnes durent plus longtemps. Pour les personnes à risque, il est d’autant plus important d’éviter les foules, par exemples dans les couloirs, lors des changements de classe, des repas ou des pauses. Il faut aussi éviter les contacts rapprochés avec des personnes qui ne portent pas le masque, même si vous-même en portez un. Mangez en restant à distance des autres (puisqu’à ce moment-là vous ne portez pas de masque) et évitez les espaces où l’on crie ou parle à voix forte. Porter sur soi son propre désinfectant est recommandé. Ne serrez pas les mains, ne saluez pas non plus du coude, en somme, évitez tout contact physique. Par ailleurs, il est important que vous continuiez à prendre vos médicaments pour soigner votre maladie chronique et que vous vous rendiez chez votre médecin traitant pour des examens réguliers. Evitez l’isolement, mangez sainement et bougez suffisamment. Demandez de l’aide à temps si les mesures vous posent problème, que vous dormez mal ou êtes anxieux.  

Si l’on n’appartient pas soi-même à un groupe à risque, mais que c’est le cas d’une personne à la maison, alors quelques mesures supplémentaires sont préconisées: retirez votre masque et/ou portez-en un nouveau, lavez/désinfectez-vous soigneusement les mains, envisagez de changer de vêtement. Limitez les contacts entre le matériel utilisé à l’école ou lors des activités, et la personne à risque qui vit sous votre toit.

 

5. Bien-être et développement psycho-social

Face aux risques plus limités du COVID-19 pour les enfants, nous devons mettre en avant l’importance et la valeur de l’école, des contacts sociaux et des activités pour veiller au bien-être et le développement des enfants.

5.1 prendre soin de soi

L’attention portée au bien-être et au développement des enfants et des adolescents (par la suite : ‘enfants’) ne peut avoir de valeur ajoutée que si l’on a d’abord été attentif au bien-être des adultes qui les entourent. Et ce, au niveau tant privé et que professionnel. Parce que les parents ne peuvent pleinement prouver leur valeur et trouver satisfaction auprès des enfants que s’ils se sentent eux-mêmes en sécurité et rassurés. Il en va de même que dans l’avion où les adultes doivent d’abord mettre leur propre masque à oxygène avant d’aider leur enfant : les adultes peuvent et doivent prendre soin d’eux-mêmes. La pandémie du Covid-19 exige beaucoup de flexibilité et d’endurance de la part des parents. Il est normal que cela puisse vous peser et que la situation exige davantage d’une personne à l’autre. En parler et partager vos expériences peut beaucoup aider. C’est possible en famille, avec vos amis ou vos collègues. Votre médecin généraliste et le service de prévention au travail peuvent vous conseiller si vous êtes très anxieux ou déprimé, si vous allez au travail avec des pieds de plomb, si vous êtes inattentif ou distrait, ou si vous ne pouvez plus dormir ou manger correctement.  

5.2 Le soin des enfants

Quand les parents se sentent bien, les enfants peuvent à leur tour profiter en toute confiance de la structure et de la régularité offertes par leurs parents. Ils peuvent trouver un sens dans le projet que les parents et la société ont conçu pour eux. Avec des parents sereins, les enfants peuvent se consacrer aux tâches développementales qui correspondent à leur âge, sur le plan physique, cognitif, émotionnel et social : les enfants apprennent et découvrent, leur langage et leurs capacités motrices progressent, ils apprennent à vivre ensemble et à résoudre les conflits, ils expriment leurs sentiments et leurs limites et réagissent aux sentiments et aux limites des autres. Les parents aident les enfants à se sentir compétents et à gagner en confiance dans leur cheminement vers l’autonomie, le tout dans un contexte sécurisé par les liens aux parents et à la fratrie, et à d’autres adultes et paires.

Ce sentiment de confiance et d’appartenance résulte de la construction d’une relation positive entre les parents et l’enfant et les enfants entre eux. Ces relations contribuent au bien-être des enfants parce qu’ils savent qu’ils sont compris, soutenus et écoutés.

La plupart des enfants et des jeunes se sentiront suffisamment bien soutenus, simplement en participant à des activités et en faisant partie d’un environnement familier, stimulant et connecté. Ils n’ont pas besoin d’une approche spécifique ou d’une thérapie.

En tant que parent, vous pouvez savoir qu’un enfant a besoin de plus parce que les choses ne tournent vraiment pas rond, si vous constatez par exemple une chute soudaine des résultats scolaires, des émotions déprimées ou angoissés, des comportements inhabituels ou perturbateurs. Ces signaux peuvent avoir de nombreuses causes. La première chose à faire est d’en parler avec l’enfant. Si le problème ne peut pas être résolu en famille, d’autres aides peuvent être demandées.

Les professionnels en dehors de la maison, comme les enseignants et les entraineurs de sport, peuvent signifier beaucoup pour les enfants vulnérables et les enfants issus de familles fragiles. Par exemple, l’école ou le club de sport est un environnement familier qui représente une alternative pour une famille souffrant de conflit ou de violence : l’enseignant ou l’entraineur remarque et identifie le mal-être de l’enfant. Autre exemple : les parents peuvent se concentrer sur leur vie, leur travail et leurs revenus après avoir confié leurs enfants aux enseignants ou à l’entraineurs.

5.3 Équilibre

Avec les informations scientifiques actuelles, nous sommes en mesure de contrebalancer de manière scientifique les risques de COVID-19 pour les enfants par la valeur ajoutée pour les enfants de l’école, des contacts et des activités.

Grâce à des mesures d’hygiène appropriées, il est possible de rééquilibrer les risques d’infection et de transmission lié au COVID-19 avec les risques pour un enfant de devoir faire sans l’école, les contacts et les activités. Il est en effet justifié de faire le choix en faveur de l’école, des contacts et des activités pour enfants dont bénéficie la santé bio-psycho-sociale de nos enfants.

En tant que professionnel, avez-vous besoin d’informations plus précises? 

Des informations professionnelles spécifiques et des lignes directrices sur les thèmes Covide-19 peuvent être trouvées sur le site web de Sciensano. https://www.sciensano.be/fr

En tant que professionnel, avez-vous des questions précises sur le secteur dans lequel vous travaillez? Veuillez vous renseigner sur les canaux spécifiques de votre secteur ou de votre employeur.

Ou trouverez-vous un secteur spécifique via ce lien: https://www.info-coronavirus.be/fr/protocols/

Bibliothèque scientifique

Droits des enfants

Les enfants et les adolescents ont des droits. Ces droits sont repris dans la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant.

Ces derniers mois, Covid-19 et les diverses mesures préventives ont eu un impact considérable sur l’exercice de ces droits et sur le bien-être, le développement et l’égalité des chances de développement de tous les enfants et adolescents.

Les enfants et les jeunes ont:

Droit à l'égalité de traitement

Droit d'être quelqu'un

Droit à une famille

Droit à une vie de qualité

Droit à la sécurité et à la protection

Droit au jeu, à la paix et à la culture

Droit à l'opinion et à la participation

Droit à la vie privée

Droit à l'éducation et à l'information

Droit de te réunir avec les autres

Droit aux soins de santé

Voulez-vous en savoir plus sur les droits des enfants et des jeunes et la Convention sur les droits des enfants?

Alors assurez-vous de consulter le site Web de l’Unicef ​​Belgique et découvrez tout à ce sujet.

Articles scientifiques

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Articles scientifiques étrangers

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